Préface au livre "Vaccins, Secrets et Vérités" de Philippe Alexandre Jandrok.

01/08/2017 08:39

 

PREFACE

 

Lorsque Philippe Alexandre Jandròk m’a proposé de rédiger cette préface, j’ai d’abord refusé. J’avais déjà assez de problèmes comme cela depuis ma dénonciation des « droits sexuels », pour ne pas m’en rajouter !

Et puis, en quoi étais-je compétente pour me prononcer sur la question des vaccins ?

Non, vraiment, non, même si j’étais bien sûr très touchée de la proposition car je connais la qualité de son travail.

 

Au fur et à mesure de la relecture du manuscrit, je me suis ravisée.

Cet appel à la préface, c’était en dire quelque chose avant, avant la lecture.

Et j’étais légitime pour en dire quelque chose, du point de vue de la « maladie de civilisation » au sens nietzschéen, des processus totalitaires, de l’abrasion totale de l’être humain asservi aux intérêts matérialistes et pathologiques des passionnés du pouvoir.

Quel est le lien entre la « vaccinite » aiguë et obligatoire des enfants en bas âge et les « droits sexuels » ? Une certaine prédation de l’enfant, une certaine conception visant à dépolitiser le parent citoyen, à lui ôter son libre-arbitre, à en faire un instrument, du bétail inconscient que l’on pourrait transgresser sans peine, lui et sa progéniture, sans lui demander son avis.

 

Et que dire donc, avant la lecture ?

Que Philippe Alexandre Jandròk fait partie des humanistes, une espèce en voie d’extinction, qui considère que l’être humain est un être d’Esprit, et qu’il doit préserver le vivant partout où il se trouve, déployer la compassion, l’empathie, et l’amour du Bon, du Beau, du Vrai, du Juste, du Bien. Que l’humain, durant son existence terrestre, doit contribuer à humaniser.

 

Que fait l’auteur dans ce livre ?

Il donne la parole au contradictoire, sur la question des vaccins.

Il s’interroge sur le principe de précaution, selon une analyse rationnelle des bénéfices et des risques, sur les logiques qui doivent primer en matière de santé publique.

Il questionne l’éthique médicale, et l’instrumentalisation de l’humain, pour des intérêts financiers et politiques.

Il interpelle les puissants de ce monde, ceux que j’appelle, les passionnés du pouvoir.

Ainsi, il n’écrit pas en tant qu’expert médical, mais en tant qu’enquêteur humaniste, qui s’inquiète des procédés totalitaires à l’œuvre, surtout lorsque l’on sait que le totalitarisme a toujours fait son lit sur le primat des intérêts du grand Capital et des lobbies financiers. Comme je l’ai longuement étudié, la perversion est toujours l’adjuvante de la paranoïa dans l’instauration du système totalitaire.

 

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », nous disait Rabelais, qui était, précisément, médecin et humaniste. Mais citons en entier le passage :

« Mais par ce que selon les dire du Sage Salomon, Sapience n'entre point en âme malveillante, et science sans conscience n'est que ruine de l'âme, il te conviens servir, aimer et craindre Dieu, et en lui remettre toutes tes pensées et tout ton espoir ; et par une foi charitable, lui être fidèle, en sorte que jamais tu ne t'en écartes par péché. »[1]

La sagesse n’entre pas dans une âme malveillante, et il convient d’être loyal en Dieu. J’entends déjà les ricanements et les sarcasmes. Sur Rabelais. Sur Pantagruel. Car il a dit un gros mot : « Dieu ».

Mais qu’est cette science folle aujourd’hui, sans conscience, sans Dieu ?

C’est celle qui pense que Dieu n’est pas extérieure à l’humain, en tant que le principe d’un Esprit infini qui le dépasse, mais que l’humain même est Dieu. Et lorsque l’humain se prend pour Dieu, il joue à l’apprenti-sorcier, trafique les organismes, les ADN, la chimie, la naissance, la mort, réalise des mélanges bizarres et réalise des potions étranges, jusqu’à la catastrophe.

De ceci, les grands Esprits depuis les Grecs Anciens, nous en avaient averti, il y a bien longtemps. Citons Goethe et son poème L’Apprenti-Sorcier.

« Enfin, il s’est donc absenté, le vieux maître sorcier ! Et maintenant c’est à moi aussi de commander à ses Esprits ; j’ai observé ses paroles et ses œuvres, j’ai retenu sa formule, et, avec de la force d’esprit, moi aussi je ferai des miracles.

(…)

Engeance de l’enfer ! faut-il que la maison entière soit engloutie ? Je vois sur chaque seuil courir déjà des torrents d’eau. Un damné balai qui ne veut rien entendre ! Bûche que tu étais, tiens-toi donc tranquille ! Si tu n’en finis pas, prends garde que je ne t’empoigne, et ne fende ton vieux bois au tranchant de la hache !

(…)

Maître, le péril est grand ; les Esprits que j’ai évoqués, je ne peux plus m’en débarrasser.

« Dans le coin, balai ! balai ! que cela finisse, car le vieux maître ne vous anime que pour vous faire servir à ses desseins. »

 

Le caractère obligatoire des vaccins, leur qualité et leur quantité, dès le plus jeune âge, avant la constitution du système immunitaire du nourrisson, pose plusieurs interrogations légitimes, et c’est en ce sens que l’auteur nous transmet un certain nombre d’informations afin que le libre-arbitre de chacun puisse s’exercer.

Car, rappelons-le, Philippe Alexandre Jandròk n’est pas contre le principe de la vaccination. Il n’est pas contre les vaccins. Je le répète : il n’est pas contre les vaccins.

 

En revanche, il interpelle sur un pouvoir opaque et oppresseur, celui des lobbies :

1° La science actuelle est-elle indépendante ? Qui la finance ? Dans quels intérêts ?

2° Les médias sont-ils indépendants ? Qui les finance ? Dans quels intérêts ?

3° Peut-on prétendre « scientifiques » des études qui n’examinent pas le contradictoire ?

4° Pourquoi les citoyens ne disposent-ils pas des informations permettant de se prononcer de manière éclairée ?

5° Quelle est cette science qui prétend savoir mieux que nous ce qui est bon pour nous sans nous informer de façon complète et exhaustive sur ce qu’elle nous administre ?

 

Le raisonnement du pouvoir paranoïaque abrase toute pensée et orchestre le clivage pour/contre. Si à présent l’on conteste les 11 vaccins rendus obligatoires sans grande justification médicale, sur des nourrissons de moins de 18 mois, alors l’on serait anti-vaccins, c’est-à-dire, des êtres gravement dangereux et nuisibles pour la santé publique.

 

Là n’est pas le propos de ce livre, qui contribue à refaire circuler de la pensée, pour donner des informations et faire exister le contradictoire. Nulle pensée sans contradictoire, faut-il rappeler les bases de la dialectique hégélienne ? C’est même à l’absence du contradictoire que l’on repère l’existence de la propagande. Aujourd’hui, le contradictoire ne s’exerce plus dans les médias officiels, même plus en apparence, mais sur les réseaux sociaux, sur des livres publiés à compte d’auteur… La résistance emprunte des chemins escarpés pour continuer de souffler ce qu’Hannah Arendt appelait « la vie de l’Esprit ». L’heure est celui d’un péril grave sur l’humanité, celui où la santé des humains est désormais confisquée par des lobbies financiers privés.

 

Jamais sans doute les passionnés du pouvoir n’auront eu autant de pouvoir, jamais non plus une partie de l’humanité n’aura à ce point compris l’heure cruciale dans laquelle nous sommes, période d’apocalypse, au sens étymologique du grec ancien, c’est-à-dire, période de dévoilement, ou d’ouverture de la boîte de Pandore, pour reprendre le nom de cet autre livre de Philippe Alexandre Jandròk, Pandora. Ou la Bible du vivre ou du laisser mourir.

 

Cui bono ? est la question essentielle à se poser en cas d’investigation, nous disait l’orateur romain Cicéron. A qui profite l’administration de 11 vaccins rendus obligatoires à des nourrissons de moins de 18 mois ? La question mérite d’être posée, et l’auteur la pose, en tant qu’enquêteur, suivant ainsi le précepte cicéronien.

 

Qu’est-ce que le consentement éclairé ? Il s’agit de l’exercice de son libre-arbitre en matière médicale, à partir d’informations fiables, sérieuses, et exhaustives. A-t-on toutes les garanties de cela en matière de vaccination ? Autre question posée par l’auteur.

 

Primum, no nocere. D’abord, ne pas nuire.

Nous devons ce principe de bon sens à Hippocrate, philosophe et médecin grec du Vème siècle avant J.C. : ἀσκέειν, περὶ τὰ νουσήματα, δύο, ὠφελέειν, ἢ μὴ βλάπτειν (410 av. JC. Hippocrate Epidémies, I,5), mise en garde que nous pourrions traduire ainsi :

« Être vigilant, au sujet des souffrances, sur le respect de deux principes : être utile ou, du moins, ne pas nuire. »

Au terme de la lecture de cet ouvrage glaçant, le lecteur se demandera si ce principe hippocratique a été respecté en tout état de cause et en toute circonstance, sur ce dossier vaccinal.

 

Nous vivons des heures folles, une immersion de plus en plus insoutenable dans le système totalitaire, une situation grave à l’heure actuelle où des esprits ayant une haute conception de l’Humanité se dressent pour tenter de faire rempart au chaos, sous les railleries, les calomnies, les quolibets, les suspicions des inconscients ou des complices.

Non, ils ne s’enrichissent pas, contrairement aux lobbies.

Oui, ils risquent leur vie, pour contribuer à informer, et à vous réveiller.

Ils ont désormais conscience que sans résistance l’Humanité périra.

Si nous résistons, nous avons une petite chance d’éviter le pire.

Et pour cela, chaque initiative individuelle œuvrant pour le Bien Commun compte. C’est sans doute ce à quoi aspire l’auteur de ce livre.

Souhaitons bon voyage à ses écrits, sur les chemins de la conscience.

 

Et citons, pour finir, le grand Hippocrate :

« Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité́ ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. »

 

Ariane Bilheran, normalienne, docteur en psychopathologie, auteur de

Psychopathologie de la paranoïa, Paris, Armand Colin, 2016.

L’imposture des droits sexuels, Amazon, 2017.

Harcèlement. Psychologie & Psychopathologie, Amazon, 2017.

 



[1] Pantagruel (1542), Rabelais, éd. Gallimard, 1964, chap. VIII, « Comment Pantagruel, estant à Paris, receult letres de son père Gargantua, et la copie d'icelles », p. 137.

 

Philippe A. Jandrok, Vaccins, Secrets et Vérités. Enquête et Conférence. En vente sur Amazon.